Résumé

Les Travailleurs français en face de la Bourgeoisie… (1885)

Tu comprendras sans peine, ami du labeur, que si je ne signe pas de mon nom ces quelques pages écrites en vue des élections générales prochaines, c'est simplement parce que je craindrais qu'au fond de ton coeur, il ne se glissât l'idée que j'appartiens à une chapelle et que j'envie de faire ressort du fond d'une boite à candidature quelconque.
Non, citoyen, tout d'abord, je suis indépendant, conséquemment libre de mes actes et de mes paroles, car j'appartiens simplement à l'immense cause des deshérités.
Source : Gallica

Les Travailleurs français en face de la Bourgeoisie… (1885)

Ah ! demandons cette fois à cette bourgeoisie, si à l'instar de l'un de ses défunts patrons, elle viendra nous « chercher jusque clans nos repaires » pour avoir, une fois de plus, le droit de nous traiter en bêtes de somme, qu'elle destine purementet simplement à produire en quantité suffisante for qu'elle a besoin pour satisfaire sa cupidité et ses vices, dont ceux dévoilés en ce moment à Londres ne sont qu'un échantillon.
Source : Gallica

Les Travailleurs français en face de la Bourgeoisie… (1885)

S'il nous répond qu'il a beaucoup pensé et écrit pour l'ouvrier, et qu'ainsi, il s'est naturellement enrichi, demandons-lui alors de quels progrès ou de quelles libertés il a pour nous été la cause, et combien de milliers de francs de rente il a amassé en nous vendant si cher ses élucubrations, puis disons-lui, en le jetant aussi dehors, qu'il ne connaît rien à notre vie, à notre misère et à nos besoins, ne les ayant jamais partagés lui-même.
Source : Gallica

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