Résumé

La Société républicaine centrale au gouvernement provisoire

Eh bien! allez! allez voir, étendus sur les dalles de vos hôpitaux, sur la paillasse des mansardes, ces cadavres de femmes égorgées, le sein troué de balles bourgeoises, ce sein, entendez-vous, qui a porté et nourri les ouvriers dont la sueur engraisse les bourgeois!...
Les femmes du peuple valent les vôtres, et leur sang ne doit pas, ne peut pas rester sans vengeance!
Justice donc, justice des assassins!...
Nous demandons :
1° La dissolution et le désarmement de la garde bourgeoise de Rouen
Source : Gallica

La Société républicaine centrale au gouvernement provisoire

Si vos femmes, si vos lilles, ces brillantes et frêles créatures, qui promènent dans de somptueux équipages leur oisiveté tissue d'or et de soie, étaient jetées là tout à coup à vos pieds, la poitrine ouverte par le fer d'ennemis sans pitié, quel rugissement de douleur et de vengeance vous feriez retentir jusqu'aux extrémités du monde!..
Source : Gallica

La Société républicaine centrale au gouvernement provisoire

La contre-révolution vient de se baigner dans le sang du peuple. Justice, justice immédiateate des assassins ! Depuis deux mois, la bourgeoisie royaliste de Rouen tramait dans l'ombre une SaintBarthelêmy contre les ouvriers. Elle avait fait de grands approvisionnements de cartouches. L'autorité le s'avait.
Des paroles de mort éclataient ça et là, symptômes précurseurs de la catastrophe : Il faut en finir avec ces canailles! Canailles, en effet, qui avaient, en février, après trois jours de résistance, contraint la garde bourgeoise à subir la République.
Source : Gallica

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