Nicolas M***, Lettre trouvée à la porte d'une caserne (1849)
“ Méfie-toi, mon garçon, méfie-toi, et tiens bon pour la République. Il n'y a pas de bâtards sous ce gouvernement-là ; le pauvre est électeur comme le riche. Avec une royauté ou un empire, ce qui est la même chose, adieu le suffrage universel. Ce sont deux animaux qui ne peuvent pas vivre dans la même mangeoire. La République, c'est le gouvernement de tout le monde, du particulier qui n'a pas le sou, comme de celui qui ne manque de rien. Ton vote vaut celui de ton général, ni plus ni moins. Sans la République tu ne serais pas électeur, ni moi non plus ”
