Résumé

Adolphe-Robin Morhéry Le mot d'ordre, aux paysans bretons sur la question électorale

Voulons-nous renverser la République qui nous a donné tous nos droits ; voulons-nous nous disputer et nous battre pour faire chômer sur un trône Philippe, Henri ou Mathurin ; voulons-nous lui donner oomme à Philippe une paie de 50,0,00 fr. par jour ou de 100,000 fr. comme à Charles ; voulons-nous suivre des gens qui courent après une couronne comme des chiens après un lièvre ; voulons-nous payer les Cosaques, les Anglais, les Autrichiens, pour venir vider nos caves et manger nos bestiaux ; voulons-nous les prier de nous imposer un maître qui leur graissera les souliers
Source : Gallica

Adolphe-Robin Morhéry Le mot d'ordre, aux paysans bretons sur la question électorale

Qu'avez-vous fait pour amener la République? que voulez-vous faire pour la maintenir ?... Nous autres, paysans, ajouterez-vous, nous ne tenons compte que des services rendus avant ou pendant la lutte. Quand nous gageons un garçon, nous le jugeons sur son passé ; chez nous, l'ouvrier du lendemain ne prend pas le fruit du travail de la veille. En ville, on dit que « ce ne sont pas les chevaux qui gagnent l'avoine qui la «mangent.» Eh bien! nous ne voulons donner l'avoine qu'à ceux qui l'ont gagnée.
Source : Gallica

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