Joaquín de Irizar y Moya

Résumé

Joaquín de Irizar y Moya De l'Eusquère et de ses erderes… (1841-1846)

L'adultère a toujours été regardé comme un si grand crime, que chez toutes les nations où la femme a été considérée comme une chose, celle-ci a été condamnée à la peine de mort, et il paraîtrait au premier coup d'œil que c'est une peine légitime et juste, puisque ce crime ôte au mari tout le plaisir et toute la joie de la vie, qu'il le condamne à toutes les angoisses du désespoir, et que de plus il fait croire à l'offensé que les biens qui sont le fruit de son travail passent à des personnes qui lui sont étrangères et ennemies de ses enfants.
Source : Gallica

Joaquín de Irizar y Moya De l'Eusquère et de ses erderes… (1841-1846)

Nous voyons ici la nature et l'essence du mariage avec la plus grande clarté ; et comme de plus le mariage dans le catholicisme est un sacrement que S. Paul a appelé un grand sacrement, un grand mystère, comme le texte grec le dit, nous ne devons pas trouver étrange que Dieu y opère des choses miraculeuses que l'homme tout seul ne saurait comprendre et moins encore faire. En effet nous savons et nous avons vu que les deux corps n'en font qu'un : mystère incompréhensible, mystère impénétrable, mais en même temps un événement,
une transformation, une co-unification vraies.
Source : Gallica

Joaquín de Irizar y Moya De l'Eusquère et de ses erderes… (1841-1846)

En effet, si un homme marié se mêle d'amour avec une jeune fille libre, les conséquences de ce péché restent dans une certaine manière hors de sa famille ; mais si un jeune homme, libre ou non, s'attache à une épouse, le fruit du péché entre dans une famille, et bouleverse toute son harmonie.
C'est pourquoi dans l'adultère on cherche toujours la femme, parce qu'on suppose que son péché est un crime, quand celui de l'homme est regardé la
plupart du temps comme un simple péché dont le compte n'appartient plus qu'à Dieu.
Source : Gallica

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