Jean-Frédéric de Chabannes

Résumé

Jean-Frédéric de Chabannes Collection de quelques écrits du Mis de Chabannes (1817)

Si le mal n'est qu'intérieur, tout est nonseulement encore possible, mais même facile : il ne faut en avoir que la volonté. S'il est extérieur, il n'y a rien à gagner à prolonger une situation qui ne peut que de plus en plus empirer. Il faut prendre Dieu, les hommes et la postérité à témoin, et périr au champ d'honneur. Qu'un Buonaparte soit descendu du trône sans savoir mourir, c'est le cachet d'un lâche et d'une réputation usurpée !... . Sauver la Patrie, ou s'ensevelir avec elle, est l'apanage des Bourbons ; c'est le privilége de la légitimité.
Source : Gallica

Jean-Frédéric de Chabannes Collection de quelques écrits du Mis de Chabannes (1817)

N'est-ce pas l'excès de l'humiliation pour la nation française, que d'avoir l'air de croire, qu'il n'y a de talens que parmi des criminels, ou des révolutionnaires. N'est-ce pas l'oubli de toute religion et de toute morale, que de s'adresser à eux ? n'est-ce pas un objet de désolation pour tout homme, qui a de l'âme et de l'honneur que d'en voir le trône entouré? N'est-ce pas en un mot le renversement de tout principe de morale et de politique ?
Source : Gallica

Jean-Frédéric de Chabannes Collection de quelques écrits du Mis de Chabannes (1817)

Les officiers ayant perdu toute autorité sur le soldat, les uns émigrèrent auprès des princes, les autres retournèrent chez eux, un très-petit nombre ou se livrait à l'illusion de servir un jour le Roi, en ramenant tôt ou tard l'esprit du soldat, où fut entraîné par le torrent des idées du jour. Depuis le moment où la guerre éclata, l'armée ne connut plus que les combats.—Depuis ce temps des générations se sont succédées, l'armée s'est fondue, refondue, renouvellée. Ce ne sont plus ni les mêmes hommes, ni les mêmes idées, ni le même esprit. Le guerrier n'a pris part à aucune révolution.
Source : Gallica

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