Résumé

Le suffrage universel, son origine et ses conséquences… (1880)

On peut juger, du reste, de l'opinion des Anglais sur le suffrage universel, par celle qu'émettait lord John Russell en 1821. —Le suffrage universel, disaitil, n'est propre qu'à engendrer et à nourrir des opinions violentes et une dépendance servile ; qu'à donner, dans les temps de repos, une prépondérance à la richesse ; dans les temps de trouble, un surcroît de pouvoir à d'ambitieux démagogues; c'est le tombeau de toute liberté sage, et la source de la tyrannie et de la licence. M. Vivien, en citant ces paroles, déclare que le suffrage universel ne peut profiter ni au pays, ni à la liberté.
Source : Gallica

Le suffrage universel, son origine et ses conséquences… (1880)

La souveraineté du peuple, disait-il, niaiserie de l'ancienne école, qui prouve que, sous le rapport politique, nos vieux démocrates n'ont pas fait plus de progrès que les vétérans de la royauté ; il n'y a de souveraineté absolue nulle part. La liberté ne découle pas d'un droit politique, comme on le supposait au dix-huitième siècle, elle vient du droit naturel, ce qui fait qu'elle existe dans toutes les formes de gouvernement, et qu'une monarchie peut être libre et beaucoup plus libre qu'une république.
Source : Gallica

Le suffrage universel, son origine et ses conséquences… (1880)

Le suffrage universel direct est aujourd'hui la base de nos institutions politiques. Pour être électeur, il suffit d'être Français, d'avoir vingt-un ans et six mois de domicile. La loi n'exige pas d'autres conditions, non-seulement pour la nomination des conseillers municipaux et des conseillers d'arrondissement et de département, mais même pour celle des députés. Aussi le nombre des électeurs se chiffre-il par millions. La France, à elle seule, compte trois fois plus d'électeurs politiques que l'Angleterre, l'Italie, la Belgique, la Hollande et l'Espagne réunies.
Source : Gallica

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