Henri Rozy

Élements biographiques

Henri Rozy,  Études de droit constitutionnel et administratif… (1881)

“ La puissance de l'Etat est essentiellement une, comme toute personne, comme toute volonté. Elle ne peut être divisée en plusieurs pouvoirs et en plusieurs sujets..., mais, en pratique, elle est soumise à des conditions diverses... La souveraineté change ou émet la loi : — c'est le pouvoir législatif; — ou elle commande en vertu de la loi et en se conformant à la loi : — c'est le pouvoir exécutif; — ou elle porte la main dans la sphère du droit des individus pour rétablir l'empire de la loi violée : — c'est le pouvoir judiciaire. Là-dessus se fonde la séparation des pouvoirs. ”
Source : Gallica

Henri Rozy,  Études de droit constitutionnel et administratif… (1881)

“ Je sais bien que, pour M. Saint-Girons, l'autorité est au-dessous du pouvoir. Mais dans quelle mesure ? L'une ne peut-elle pas commander comme l'autre? Et alors, pourquoi introduire cette division qui n'a, du reste, pour elle, la garantie d'aucune tradition ? M. Saint-Girons n'en fait-il pas lui-même bon marché? Ne lui arrive-t-il point de ne donner que le titre subalterne d'autorité au pouvoir législatif lui-même? Je le cite : « Le pouvoir est un, s'il » signifie le droit de commander. ”
Source : Gallica

Henri Rozy,  Études de droit constitutionnel et administratif… (1881)

“ L'exécutif n'est pas le législateur; lui concéder le droit de sanction, c'est non-seulement le faire législateur, mais lui subordonner le législateur. Ce n'est plus même une confusion des pouvoirs, c'est l'annihilation d'un pouvoir par l'autre.
Ou le droit de sanction a ce caractère là, ou bien il est tout à fait inutile. A quoi servirait-il, effectivement, pour les lois dont le projet émane du pouvoir exécutif? Si elles sont votées comme il les a proposées, il est évident qu'il les approuve.
Mais si le droit de sanction doit être inappliqué, que penser du droit de veto?
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature