Résumé

Charles Cousin Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)

LE TOQuÉ. - Soit. Je te l'accorde. Mais il te reste les tramways.
BABYLAS. - Ne m'en parlez pas : leur cornet à bouquin m'horripile. Quelle chienne de musique !
On n'y était jadis condamné que trois jours par an : le Dimanche-Gras, le Mardi-Gras et le jeudi de la Mi-Carême : c'était déjà trop. Le carnaval dure toute l'année à présent. A chaque coup de corne du conducteur, je crois que le bœuf gras va passer, et j'ai envie de crier à la chie-en-lit.
LE TOQUÉ. — Fermons la parenthèse, Babylas : je reprends le fil de ma narration.
Source : Gallica

Charles Cousin Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)

Assis à la gauche du cocher, j'eusse tourné le dos à la Fortune : heureusement, j'étais à droite, et tout-à-coup, dans une échoppe de fruitière, j'entrevis quelque chose de bleu, — mais d'un bleu !.
BABYLAS. — Bleu de Moustiers , n'est-ce pas?
LE TOQuÉ. - T'aurais-je déjà narré la chose ?
BABYLAS. — Non : mais je devine aisément que ce grand plat, rapporté tout-à-l'heure par maître Briend, n'est pas étranger à l'aventure.
LE TOQUÉ. — C'était bien lui, Babylas, mollement couché sur un lit de légumes. Tu me vois d'ici dégringoler de ma banquette.
Source : Gallica

Charles Cousin Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)

BABYLAS. — J'irais bien loin, — tout au fond de la forêt, — et j'y resterais pour ne plus revenir ici. Mais, voyez donc sa robe, couleur de crème : n'est-ce pas un meurtre de la laisser accrochée le long de ce chien de mur blanc !
LE TOQuÉ. — Tu ne connais pas, Babylas, le fin du fin. Sur ce fond blanc, précisément, rien n'était possible que des tons clairs et légers, et, si nous avions des Corot, c'est ici qu'il les faudrait mettre. Aussi, presque pas de faïences ; rien que du Chine, vert et rose, et tout au plus quelques Japons d'un bleu pâle et finement.
Source : Gallica

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