Charles Cousin

Élements biographiques

Charles Cousin Racontars illustrés d'un vieux collectionneur… (1887)

Ton Grenier est cent fois plus riche que mon premier étage. Tous mes livres sont en déshabillé, et toi tu donnes aux tiens des vêtements de grand seigneur ; je n'ai pas la moindre cruche digne d'être reléguée au moins à l'arrière-plan de ton dressoir, et je m'estimerai heureux si je puis garder mon assiette jusqu'à la fin de cette chienne de vie : je dis chienne, car il n'y a de bon que les qualités du chien, c'est-à-dire l'amitié, et c'est là ce que l'envoi de ton livre m'apprend surtout par sa dédicace.
Source : Gallica

Charles Cousin Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)

Assis à la gauche du cocher, j'eusse tourné le dos à la Fortune : heureusement, j'étais à droite, et tout-à-coup, dans une échoppe de fruitière, j'entrevis quelque chose de bleu, — mais d'un bleu !.
BABYLAS. — Bleu de Moustiers , n'est-ce pas?
LE TOQuÉ. - T'aurais-je déjà narré la chose ?
BABYLAS. — Non : mais je devine aisément que ce grand plat, rapporté tout-à-l'heure par maître Briend, n'est pas étranger à l'aventure.
LE TOQUÉ. — C'était bien lui, Babylas, mollement couché sur un lit de légumes. Tu me vois d'ici dégringoler de ma banquette.
Source : Gallica

Charles Cousin Voyage dans un grenier : bouquins… (1878)

LE TOQuÉ. - Soit. Je te l'accorde. Mais il te reste les tramways.
BABYLAS. - Ne m'en parlez pas : leur cornet à bouquin m'horripile. Quelle chienne de musique !
On n'y était jadis condamné que trois jours par an : le Dimanche-Gras, le Mardi-Gras et le jeudi de la Mi-Carême : c'était déjà trop. Le carnaval dure toute l'année à présent. A chaque coup de corne du conducteur, je crois que le bœuf gras va passer, et j'ai envie de crier à la chie-en-lit.
LE TOQUÉ. — Fermons la parenthèse, Babylas : je reprends le fil de ma narration.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature