Raoul Calary, Les clients de Voltaire : discours prononcé à l'ouverture de la conférence des avocats… (1868)
“ Il est donc mort, frappé par la société civile pour des faits qui ne concernaient que la religion : jamais la liberté de la pensée humaine n'a été plus violemment foulée aux pieds. Il est mort pour des actes qu'on a osé qualifier crimes de lèse-majesté divine : comme si la Divinité avait remis aux hommes le droit de se faire juges des offenses qu'elle peut avoir reçues ! « Il y a dans tout cela de quoi frémir d'horreur, écrivait Voltaire quelques jours après l'exécution ; j'avoue que la tempête qui a fait périr le chevalier de La Barre m'a fait plier la tête. » ”
