Résumé

Haussonville,  Les Non-Classés et l’Émigration des femmes aux colonies

“ On appelle communément des déclassées les femmes qui, nées dans une certaine condition sociale, n’ont pas su s’y maintenir, et qui sont tombées au-dessous du rang où les circonstances les avaient placées. J’appelle, au contraire, des non-classées les femmes, ou plutôt les jeunes filles, qui, nées dans un milieu populaire, ont fait effort pour s’élever au-dessus, sans y avoir encore réussi, et qui oscillent, incertaines de leur avenir, entre la condition qu’elles ont quittée et celle qu’elles n’ont pu encore atteindre.
Le nombre des non-classées est grand dans notre société moderne.
”
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Haussonville,  Les Non-Classés et l’Émigration des femmes aux colonies

“ Ce n’est pas davantage la nature du travail, ni le genre de vie. Dans la confection d’un chapeau, d’une guirlande de fleurs, dans l’apprêt d’une robe de bal, il y a une part pour l’adresse, pour l’imagination, pour l’art. Au contraire, compter des coupons ou additionner des chiffres dans un bureau, le plus souvent à la lueur d’un bec de gaz, et cela toute la journée, toute sa vie, est une des besognes les plus fastidieuses qui se puissent imaginer. ”
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Haussonville,  Les Non-Classés et l’Émigration des femmes aux colonies

“ Dans un bureau, ce n’est pas la même chose. Une fois qu’on y est entrée, si on fait consciencieusement son service, c’est pour la vie. L’administration dont on dépend est peut-être plus rigide que paternelle ; mais elle est absolument juste. Pour l’avancement, elle ne tient compte que des notes et de l’ancienneté. Elle ne vous renvoie pas arbitrairement, et quand on a fait avec régularité des additions pour son compte pendant vingt-cinq ans, elle vous assure souvent une petite retraite. L’employée est une sage qui renonce à la vie joyeuse et aux rêves d’avenir. ”
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