Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Mont-de-piété de Paris

MONT-DE-PIETE
DE PARIS Il suffit d’avoir vu jouer l’Avare, d’avoir lu Gil Blas ou Jacques le Fataliste pour savoir que le prêt sur gage, c’est-à-dire l’usure dans ce qu’elle a de plus condamnable, fut une des plaies de l’ancienne société française. Le besoin d’argent et l’âpreté au gain se trouvaient mis face à face par les mille circonstances de la vie, et le scandale des bénéfices illicites n’avait point de bornes. L’opération était fort simple, et rendait l’emprunteur doublement dupe.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Mont-de-piété de Paris

Comme dans le principe on avait rattaché le mont-de-piété au système de l’hôpital-général, auquel a succédé le bureau des hospices, qui est aujourd’hui l’assistance publique, on veut absolument voir dans cette administration un caractère de bienfaisance qu’elle n’a pas. De plus, elle doit livrer ses revenus aux hospices, mais cela en vertu du décret constitutif de l’an XII, qui disait que ceux-ci fourniraient le capital. Dans ce cas, il était juste qu’ils en touchassent la rente; or on sait ce qui s’est passé : les hospices n’ont jamais avancé une somme quelconque au mont-de-piété.
Source : Wikisource

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp Le Mont-de-piété de Paris

Si l’on arrivait à débarrasser le mont-de-piété des chineurs, des piqueurs d’once, de tous les médiocres fripons qui le harcèlent, lui donnerait-on l’ampleur et la liberté d’action dont il a besoin pour remplir le but d’utilité générale qui est sa véritable raison d’être? Non; ces industriels retors ne sont pas un danger, ils sont à peine un ennui. Souvent on remarque dans sa marche une certaine oscillation, on en cherche la cause, et l’on ne s’aperçoit pas que le mont-de-piété n’a aucune base, qu’il ne s’appartient pas, et qu’avant tout il faut le rendre à lui-même.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature