Résumé

Le Taillandier Observations relatives au projet de loi du 28 août dernier sur les monts-de-piété… (1848)

En vain une disposition législative imposerait-elle l'obligation aux hôpitaux de laisser leurs, capitaux à la disposition des Monts-de-Piété ; cette mesure, qui serait hostile aux refuges de la misère et de la souffrance, frapperait aussi les Monts-de-Piété, comme établissements de bienfaisance. Si la fortune, si le fonds de dotation des hôpitaux, le bien des pauvres n'est pas aux yeux du législateur chose aussi sacrée que la. fortune privée, quelle confiance pourra-t-on avoir dans la fortune, dans le fonds de dotation, avenir des banques des pauvres ?
Source : Gallica

Le Taillandier Observations relatives au projet de loi du 28 août dernier sur les monts-de-piété… (1848)

Aujourd'hui, quels que soient les abus qui peuvent exister, et il y en aura toujours, parce que malheureusement toutes les institutions humaines en sont atteintes, les Monts-de-Piété seront toujours reconnus pour des institutions de bienfaisance ; avec la centralisation, au contraire, ils pourraient être accusés, avec une apparence de vérité, d'être une entreprise industrielle de l'État spéculateur, et spéculateur sur la détresse du pauvre !
Source : Gallica

Le Taillandier Observations relatives au projet de loi du 28 août dernier sur les monts-de-piété… (1848)

Mais ce n'est pas tout ; comme banques des pauvres, comme institutions de bienfaisance, ils ont un autre caractère qui détruit le second élément de succès dont il est parlé plus haut, c'est la perpétuité. L'industrie privée prévoit-elle un désastre public, elle tâche de sortir des affaires, et si le malheur veut qu'elle y reste ; loin de les étendre, elle cherche à les restreindre. Les Monts-de-Piété, que les temps soient bons ou mauvais doivent continuer leur mission ; bien plus, ils doivent l'étendre, l'agrandir au milieu des calamités, c'est le propre de la charité
Source : Gallica

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