Résumé

A la mémoire de Jacques-Frédéric Kessler-Grosjean… (1880)

Ce n'est pas qu'à certains moments, il ne se soit pas senti mordu au cœur du regret de n'être plus là-bas, au milieu des frères d'Alsace, pour les soutenir de sa force et de son énergie, veiller avec eux à la garde de nos traditions et de ces sentiments que ni les hasards de la victoire, ni les prétendus droits historiques n'altéreront jamais.
Kessler était de ceux qui pensent que les peuples n'appartiennent qu'à Dieu et à eux-mêmes et que si la terre alsacienne appartient à quelqu'un dans ce bas monde, elle appartient aux Alsaciens qui la possèdent.
Source : Gallica

A la mémoire de Jacques-Frédéric Kessler-Grosjean… (1880)

Discours de M. BRETEGNIER, pasteur à Belfort, prononcé sur la tombe de AL Frédéric Kessler, le 5 octobre 1880.
Mes Frères, Avant de laisser fermer cette tombe, je désire vous présenter une pensée grave et réconfortante, laissant à d'autres personnes, plus autorisées que moi, le soin de vous parler du caractère et des qualités de celui à qui nous rendons les derniers devoirs.
Un homme poursuit ici-bas un but légitime : je parle d'un homme qui apporte à la réalisation de ce but tout ce qu'il a d'intelligence, de conscience, de cœur et d'énergie.
Source : Gallica

A la mémoire de Jacques-Frédéric Kessler-Grosjean… (1880)

Je le vois plongé dans la douleur et les larmes et, certes, le coup est rude, la perte est immense, incalculable, je dirais presque, irréparable ; et tous nous partageons sa douleur et mêlons nos larmes aux siennes par suite de cette sympathie, de cette solidarité, privilège et apanage de l'humanité, qui fait que, quand un membre souffre, tous en ressentent le contre-coup.
Source : Gallica

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