Résumé

Pierre Rovel Des honoraires des notaires : thèse pour le doctorat… (1899)

Mais il faut bien nous accorder que dans notre système le notaire peut s'il le veut prendre les précautions nécessaires pour la sauvegarde de ses droits. Au point de vue de la solidarité notamment il lui suffit de la stipuler par une clause spéciale que les parties accepteraient vraisemblablement.
A tous autres égards notre théorie n'entame en rien les intérêts du notariat.
Touche-t-elle à sa dignité? Nous ne le pensons pas. L'honorabilité est dans l'homme,
dans ses actes, dans son œuvre et non dans son affiliation à telle ou telle classe dans la société.
Source : Gallica

Pierre Rovel Des honoraires des notaires : thèse pour le doctorat… (1899)

Avec cette question nous touchons du doigt le motif qui a poussé à dénaturer le caractère juridique de l'œuvre du notaire et à y voir, au lieu d'un louage d'ouvrage, un mandat.
Si les notaires eux-mêmes, en se disant mandataires, courent le risque de n'avoir droit à aucun honoraire, à moins qu'il n'ait été préalablement stipulé, le mandat étant un contrat naturellement gratuit, ils ont du moins, comme compensation, le grand avantage de pouvoir contraindre leurs clients par une action solidaire au payement de tout ce qui leur est dû.
Source : Gallica

Pierre Rovel Des honoraires des notaires : thèse pour le doctorat… (1899)

De plus l'indivisibilité ne résulte pas davantage de la nature de l'obligation des parties qui n'avaient nullement l'intention de s'engager chacune pour la totalité. L'indivisibilité de l'obligation des clients ne découle pas non plus de l'indivisibilité de l'acte rédigé, car il y a là deux obligations absolument distinctes et séparées. Si l'une découle de l'autre, il ne s'en suit pas pour cela qu'elles aient toutes deux le même caractère.
Si nous rejetons l'indivisibilité, nous n'admettons pas davantage la solidarité.
Source : Gallica

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