Crédit à la consommation

Définition et enjeux

Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

III. — Le crédit à la consommation doit être resserré dans les limites les plus étroites. Le desideratum économique est en effet qu’il soit pourvu à la consommation par les produits antérieurs du travail de chacun. S’adresser dans ce but à autrui, et, pour l’indemniser, compter sur une production future assez large pour couvrir les consommations passées et les consommations futures qui s’imposeront aussi, c’est risquer beaucoup.
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Claudio Jannet Le capital, la spéculation et la finance au XIXe siècle

Le moyen le meilleur de renfermer le crédit à la consommation dans ces limites était assurément la discipline de l’Église sur l’usure, telle que nous allons l’expliquer. Son application rigoureuse était d’ailleurs dans les siècles précédents une mesure de salut public indispensable.
Les populations étaient exposées périodiquement, par les famines, les guerres, les interruptions de la production, à des privations dont nous n’avons pas l’idée aujourd’hui. D’autre part, la rareté du numéraire, et généralement des accumulations disponibles, élevait considérablement le taux de l’intérêt.
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Portrait de Pierre-Joseph Proudhon Pierre-Joseph Proudhon Système des contradictions économiques ou Philosophie de la misère (1846)

A présent nous allons le voir, déçu dans son espérance, chercher ce contrepoids, ce débouché, cette garantie de l’échange qu’à tout prix il lui faut, dans le commerce intérieur, au dedans. Par le crédit, la société se replie en quelque sorte sur elle-même ; elle semble avoir compris que production et consommation étant pour elle choses adéquates et identiques, c’est en elle-même, et non par une éjaculation indéfinie, qu’elle doit en trouver l’équilibre.
Tout le monde aujourd’hui réclame pour le travail des institutions de crédit.
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