Charles Godde

Élements biographiques

Charles Godde Le Crédit personnel de l'agriculteur et les sociétés de crédit agricole (1897)

Le crédit est personnel, lorsqu'il a seulement pour base, la confiance qu'inspire la personne de l'emprunteur. On dit alors que le créancier s'est contenté du droit de gage général, que l'article 2092 du Code civil lui accorde sur les biens de son débiteur. Dans ce cas, la confiance du créancier est déterminée exclusivement par la probité, la capacité et les qualités d'ordre et d'économie de l'agriculteur. Il est facile de comprendre qu'un crédit qui a pour fondement des gages aussi fragiles se trouve enfermé dans des limites toujours assez restreintes.
Source : Gallica

Charles Godde Le Crédit personnel de l'agriculteur et les sociétés de crédit agricole (1897)

Nous disons que le crédit agricole est utile, qu'il est nécessaire, parce qu'il correspond à un besoin réel de l'agriculteur, celui d'augmenter ou de créer son capital d'exploitation. Cette affirmation a besoin de démonstration.
Un petit cultivateur achète un petit domaine avec les modestes économies qu'il a pu faire, en se plaçant à gage chez autrui ; il acquiert ainsi un capital foncier, aura-t-il toujours un capital suffisant lui permettant d'exploiter ce capital foncier ?
Source : Gallica

Charles Godde Le Crédit personnel de l'agriculteur et les sociétés de crédit agricole (1897)

Dans les sociétés de capitaux au contraire, on obéit à une toute autre préoccupation ; on cherche principalement des capitaux, sans s'occuper d'où ils viennent, ni des personnes auxquelles ils appartiennent ; on tient au capital, non à la personne. On comprend que des sociétés, nées dans des circonstances si différentes, soient régies par des règles opposées. Ainsi la mort d'un associé, dans une société de personnes, est une cause de dissolution de la société ; même observation en cas d'interdiction, de déconfiture ou de faillite de l'un des associés.
Source : Gallica

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