Résumé

Eugène Forcade Les Institutions de Crédit en France…

Commençons par la première, le crédit commercial.
On sait quelle est la part du capital dans le phénomène de la production. Le capital est la somme des avances que la production est en mesure de faire au travail. Ce qu’une marchandise coûte à produire, ce sont les salaires qu’il faut payer aux travailleurs jusqu’à l’achèvement et à la vente du produit ; à ces frais indispensables de la production s’ajoutent ensuite le profit moyen que doit en retirer la direction de l’entreprise et le loyer du capital qui a fait l’avance de ces frais.
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Eugène Forcade Les Institutions de Crédit en France…

Mais quand on a laissé arriver la crise, il n’est plus permis d’hésiter entre les deux intérêts : l’un, le crédit commercial, est l’intérêt du présent ; l’autre, le crédit commanditaire, est l’intérêt de l’avenir. C’est le présent qui doit l’emporter sur l’avenir ; il faut que le capital disponible soit ramené comme fonds de roulement aux emplois du crédit commercial, et que le crédit commanditaire attende. Tel est l’effet inévitable que les banques produisent en élevant le taux de l’intérêt.
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Eugène Forcade Les Institutions de Crédit en France…

Qui eût eu le courage de créer des sociétés d’escompte pareilles à celles qui venaient de crouler au moment où l’on voyait des hommes tels que MM. Gouin, Ganneron, Baudon, atteints et compromis dans leur fortune personnelle par la chute des sociétés en commandite à la tête desquelles ils s’étaient placés ? Il n’y avait évidemment dans une pareille crise que des sociétés anonymes, des entreprises où le risque fût limité à la perte du capital, qui pussent remplacer les rouages ordinaires que la révolution venait de briser dans le mécanisme du crédit commercial.
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