Petr Borisovič Kozlovskij

Élements biographiques

Portrait de Petr Borisovič Kozlovskij Petr Borisovič Kozlovskij Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes (1830)

Comme il n'est pas donné aux hommes d'avoir d'autre guide pour leurs raisonnements, que les exemples du passé et l'expérience de tous les temps et de tous les peuples, je suis donc autorisé à dire, que les amis de la justice, du repos de la France, de la solidité de son gouvernement, et du bonheur de son Roi, doivent trembler à l'aspect du procès fatal intenté aux prisonniers de Vincennes. L'objet de ces lettres, M. le Duc, est de faire entendre aux passions, s'il est possible, la voix de la justice et de la raison.
Source : Gallica

Portrait de Petr Borisovič Kozlovskij Petr Borisovič Kozlovskij Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes (1830)

Mais , puisque le sort en a voulu autrement, je ne désespère point que, sous un prince que j'ai connu et admiré dans ses malheurs, la France ne puisse couler des jours heureux et paisibles, si les amis et les serviteurs de la couronne ont la force et l'habileté de persuader au peuple français que la démolition n'appartient pas à l'art de l'architecture ; que lutter contre un pouvoir bienfaisant, c'est se nuire à soi-même, et que chercher à en faire un instrument passif de la violence de la minorité agissante, c'est créer la plus mauvaise des républiques.
Source : Gallica

Portrait de Petr Borisovič Kozlovskij Petr Borisovič Kozlovskij Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes (1830)

« mais, « vous avez mal jugé : » ainsi les prisonniers de Vincennes sont condamnés, par cette illégalité de formes que la justice et le bon sens rejettent, à subir deux jugements, dont l'un prononcé par ceux qui les accusent ! Si les passions du moment rendent quelques Français insensibles au dégoût qu'une telle confusion de droits et de pouvoirs doit inspirer, il n'en est pas de même de l'Europe. Elle est impartiale, et de quelques formalités qu'on revêtisse une sentence évidemment injuste et illégale, elle jugera comme la postérité, et la France aura longtemps à en gémir.
Source : Gallica

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