Résumé

L'Encyclopédie et les encyclopédistes… (1932)

Diderot était convaincu que l'Encyclopédie produirait « une révolution dans les esprits » ; mais aussi que, la révolution faite, le travail continuerait. « La perfection dernière d'une Encyclopédie est l'ouvrage des siècles. Il a fallu des siècles pour commencer ; il en faudra pour finir. » Et nous voici ramené à notre constatation du début. Le Centre international de Synthèse prolonge, à travers le temps, l'œuvre des Encyclopédistes. Il la prolonge dans une institution qui, réalisant un vœu de Condorcet, tend à la rendre permanente et organique.
Source : Gallica

L'Encyclopédie et les encyclopédistes… (1932)

Pour organiser une Exposition qui mît en lumière l'Encyclopédie et les Encyclopédistes le Centre international de Synthèse avait deux raisons.
Le siège dit Centre, c'est l'Hôtel de Nevers1 ; la salle de son Conseil, c'est le salon de madame de Lambert : or, dans cette vieille maison, dès le premier tiers du XVIIIe siècle, des philosophes, des savants, des hommes de lettres — mêlés à de grands seigneurs — se réunissaient à jours fixes « pour se parler raisonnablement les uns les autres », selon les termes de Fontenelle — qui y a régné.
Source : Gallica

L'Encyclopédie et les encyclopédistes… (1932)

Leur foi en la science leur ouvrait sur l'avenir la perspective d'un progrès indéfini, d'un « élysée créé par la raison » : l'expression est de Condorcet, « dans la plus noble page, dit un penseur contemporain, qui ait jamais été tracée de main humaine1 ».
Sans doute, pour recueillir l'inspiration de nos philosophes, le Discours préliminaire de d'Alembert mérite toujours d'être lu; mais le Prospectus de Diderot et son article Encyclopédie, mais l'Esquisse d'un tableau des progrès de l'esprit humain de Condorcet ont plus de souffle encore et conservent leur vertu exaltante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature