Résumé

Gustave Vallat Deux écrivains du Bourbonnais, Diannyère et Barjaud (1870)

Barjaud connaît ses forces: ce sont celles d'un jeune homme. Il doit rester à l'écart, agir, avec prudence et sagesse; et il en fait preuve. Il se contente de s'incliner de loin devant eux: une étoile peut pâlir sous les feux du soleil. Mais il sent la puissance du génie, et il ne peut s'empêcher de s'émouvoir au souvenir d'Homère et de Virgile, poètes souverains, de Démosthène et de Cicéron que l'amour de la patrie a faits si éloquents, de Tacite, grand peintre s'il en fut jamais, dont le talent n'a eu d'égal que le courage.
Source : Gallica

Gustave Vallat Deux écrivains du Bourbonnais, Diannyère et Barjaud (1870)

Ces amitiés jettent un jour nouveau sur l'esprit et le caractère de Diannyère, et suppléent en quelque sorte aux documents qui nous font défaut. Concluons de là que Diannyère fut un homme de conviction sincère, voué au culte de l'honneur, de la justice et de la vérité. L'amitié, en effet, nous ne saurions en douter, est comme la pierre de touche de l'être moral. Rien n'est plus vrai que le proverbe : « Pares cum paribus congregantur », on aime à vivre avec ses égaux, j'entends ses égaux d'intelligence et de cœur.
Source : Gallica

Gustave Vallat Deux écrivains du Bourbonnais, Diannyère et Barjaud (1870)

On n'y sent pas dans leur simplicité les énergies de la nature toujours agissantes. La force poétique y manque; car la force vive des choses seule la produit. Barjaud n'a donc pas caractérisé les trois règnes de la nature: il les a légèrement esquissés; l'imagination a fait tous les frais et prêté ses couleurs au sujet.
Dans son poëme sur le génie, Barjaud salue les grands hommes de l'antiquité et des temps modernes, non pas qu'il se croie digne de frayer avec eux et de se mêler à leur noble compagnie, comme Dante aux quatre divines ombres d'Homère, Horace, Ovide et de Lucain.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature