Résumé

Abbé Frémont Oraison funèbre de l'amiral Courbet… (1886)

Les vapeurs de l'encens troublent les meilleurs têtes. Messieurs, ne craignez rien : l'amiral Courbet fut un type accompli de modestie et d'abnégation. Sans doute, les esprits communs et vulgairement ambitieux regardent à leurs pieds l'armée innombrable de ceux auxquels ils se croient supérieurs ; mais les hommes vraiment grands regardent toujours au-dessus d'eux, dans les profondeurs inaccessibles de l'idéal, le but sublime qu'ils se sentent impuissants à atteindre. S'ils se comparent, ce n'est pas avec les autres hommes pour les mépriser, mais avec eux-mêmes tels qu'ils voudraient être.
Source : Gallica

Abbé Frémont Oraison funèbre de l'amiral Courbet… (1886)

Du sein de Dieu, où repose votre âme héroïque, versez sur nous le céleste bienfait de la concorde et de l'union ! La France ressemble à un navire dont l'équipage est divisé. Amiral, amiral, obtenez-nous la paix et l'harmonie ! Faites-nous comprendre que si le choix et la nature des institutions ne
dépendent pas toujours de notre volonté, il dépend toujours de notre intelligence et de notre dévouement de travailler à les améliorer et de les faire servir au bien public.
Source : Gallica

Abbé Frémont Oraison funèbre de l'amiral Courbet… (1886)

Le dévouement, Messieurs, voilà le trait particulier des grands cœurs. Et quel dévouement que celui qui s'applique à suivre des ordres jugés irréfléchis et des plans convaincus de faiblesse ! L'obéissance nous est facile, quand nous avons nous-même inspiré le commandement; mais de quel fardeau elle nous charge quand le commandement nous déplaît ! L'amiral Courbet nous aura donné ce grand exemple d'une âme qui se dépense tout entière à exécuter des desseins qu'elle désapprouve. La France avait parlé par la bouche de ses représentants officiels : que fallait-il de plus ?
Source : Gallica

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