Résumé

Lettres de l'amiral Courbet (1885)

Il donna à la Chine huit jours de réflexion, pendant lesquels je vins m'établir, avec une partie de mes forces navales, devant l'arsenal de Fou-Tcheou, au milieu d'une douzaine de bâtiments de guerre et autant de jonques de guerre chinois. J'y suis encore, car ces huit jours ont été suivis de onze autres, suivis eux-mêmes d'un délai indéfini. On négocie plus que jamais, avec moins d'espoir que jamais.
Source : Gallica

Lettres de l'amiral Courbet (1885)

Il nous a paru utile que le public fût à même de connaître comment cette malheureuse guerre du Tonkin avait été conduite par les ministres de la République, et quelle responsabilité incombait au président du conseil Ferry et à cette majorité docile qui votait et approuvait ses plans et ses dépenses.
Une douloureuse circonstance, — la mort prématurée de l'amiral Courbet, de ce vaillant marin auquel la victoire est toujours restée fidèle, —a permis de publier les lettres qu'il adressait de Chine à ses amis de France, pendant sa glorieuse campagne. Ces lettres dénoncent les vrais coupables.
Source : Gallica

Lettres de l'amiral Courbet (1885)

Nous sommes dans un pétrin dont les renforts annoncés ne suffiront peut-être pas à nous tirer. La Chine nous fait ouvertement la guerre, sur le territoire que le traité de Hué a placé sous notre protectorat, et le gouvernement n'a pas eu l'énergie de la lui déclarer, de bombarder ses ports, de ruiner sa marine. C'est l'unique moyen d'en finir, et, faute de l'employer, nous serons peut-être forcés d'assumer le fardeau des fautes commises par nos diplomates. Triste pays que le nôtre, où il faut consulter une Chambre en vacances pour prendre un parti dans des circonstances difficiles.
Source : Gallica

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