Culte juif

Définition et enjeux

Portrait de Heinrich Graetz Heinrich Graetz Histoire des Juifs

Éprouvant une prédilection particulière pour les cérémonies solennelles des sacrifices, le culte juif avec sa pompe grandiose, tel qu’il était pratiqué autrefois à Jérusalem, avait pour lui un attrait puissant, et il en faisait un grief au christianisme d’avoir répudié le Dieu, les pratiques, et surtout le culte des sacrifices des Juifs. Peut-être aussi ne témoignait-il tant de bienveillance au judaïsme que pour rendre les Juifs babyloniens favorables à sa cause, dans le cas où il réaliserait le projet, qui hantait son esprit, de faire la guerre aux Perses.
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Portrait de Ernest Renan Ernest Renan Melanges

C’est justement à cette époque que le monde civilisé se trouve face à face avec le culte juif. Fondé sur le dogme clair et simple de l’unité divine, écartant le naturalisme et le panthéisme par cette phrase merveilleuse de netteté : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre, » possédant une loi, un livre, dépositaire d’enseignements moraux élevés et d’une haute poésie religieuse, le judaïsme avait une incontestable supériorité, et il était possible de prévoir dès lors qu’un jour le monde deviendrait juif, c’est-à-dire quitterait la vieille mythologie pour le monothéisme.
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Portrait de Anatole Leroy-Beaulieu Anatole Leroy-Beaulieu Revue des Deux Mondes

Ils y tiennent, comme à une tradition héréditaire. Par là, s’explique leur peu de goût pour le prosélytisme. Leur religion est en quelque sorte le culte domestique de la maison de Jacob : à quoi bon en imposer les observances à qui n’est pas de la maison d’Israël ? Pour le juif, les pratiques cérémonielles ne sont pas seulement le sceau de l’alliance d’Israël avec Jéhovah ; elles sont un signe de ralliement du juif avec le juif. Les rites constituent le lien d’unité ; ils forment la chaîne qui relie l’israélite à l’israélite.
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