La Bancale (1910)
“ Le soleil allongeait, en dents de scie, l'ombre aiguë des toits. On dirait que les maisons sont tuées par la chaleur : on leur a fermé les volets, comme on ferme les yeux à des morts. Le père Panainnin, entre deux bouffées de pipe, murmura : — Il a fait rudement chaud aujourd'hui, dans le bois ! Les Boussard se sentent un peu dépaysés. Ils viennent rarement à la ville. Ils vivent, dans un tout petit village, à six kilomètres d'ici, récoltant, pour eux, des pommes de terre et du blé, du foin pour la vache et l'âne, de l'avoine pour les poules, du trèfle pour les lapins. ”
