Résumé

Pierre Despatys Magistrats et criminels, 1795-1844… (1913)

Dubosq, Couriol, Vidal, Durochat et Roussy avaient conscience, de leurs crimes; ils ne se faisaient pas d'illusion sur leur personnalité, ne cherchaient pas à se poser en victimes de la société aux yeux de la foule; ils essayaient simplement de retarder l'échéance fatale à laquelle ils s'attendaient. Bonnot, Garnier et autres, au contraire, cachant les instincts les plus bas et les plus cruels sous un masque trompeur, se prétendent les missionnaires, les apôtres des réformes sociales. Il n'y a là qu'une vaine hypocrisie; réformer, c'est améliorer, et non détruire par le pillage et le meurtre.
Source : Gallica

Pierre Despatys Magistrats et criminels, 1795-1844… (1913)

Restait à Gaillard à prononcer la déclaration du jury. Le silence se rétablit après sa rentrée dans la salle d'audience. Il se lève, confus, et lit, d'une voix tremblante, le verdict; des éclats de rire retentissent de tous côtés. Il restait un second affronta dévorer. On introduit les accusés, le greffier donne connaissance de la déclaration. Un des dragons s'écrie alors : « Ces jurés-là sont plus hardis que nous, jamais nous « n'avons osé dire que ça n'était pas vrai. »
Source : Gallica

Pierre Despatys Magistrats et criminels, 1795-1844… (1913)

Lorsque l'ordonnance qui nommait Gaillard pour la troisième fois président des assises de l'Yonne fut notifiée, il avait reçu des lettres qui lui annonçaient que l'on se félicitait de le revoir, il devait donc s'attendre à être bien accueilli des membres du tribunal, mais Auxerre avait eu fort à se plaindre des Autrichiens. La ville était consternée, personne, d'ailleurs, ne doutait qu'un corps ennemi ne reparût bientôt. Les magistrats montrèrent donc au président le plus grand mécontentement, pas un ne manqua de l'engager à ne pas ouvrir la session des assises.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature