Auguste Armand Marie, La Légion étrangère (1901)
“ Les idées s' échauffent et se désordonnent , l' éclair de la volonté s' arrête sur la glace des yeux et s' y refroidit . Le soldat compare son ivresse à un petit insecte échappé qui grignote de ses mandibules sa cervelle molle . « A peine échappé , le cafard s' engage dans la matière cérébrale , y traîne ses pattes fines , s' assoupit dans une fissure , trotte , rampe , furète , et corrompt ainsi tout l' entendement . Pour le légionnaire , « avoir le cafard », c' est être sous le coup d' une idée fixe et maligne , absurde le plus souvent . ”
