George Gordon Byron

Résumé

George Gordon Byron Le Pèlerinage de Childe-Harold… (1862)

Chaque espérance attend son heure, Et toujours l'espoir est châtié ; Mais s'il est un bien qui demeure, C'est l'amitié.
L'aimable mère de famille Prend ses vacances loin de nous ; Ses beaux garçons, sa belle fille, Sont sa parure et ses bijoux. Chacun l'aime, chacun l'admire, L'époux adore sa moitié ; Et le sentiment qu'elle inspire, C'est l'amitié.
Enfants, couronnez le bon père Que les ans n'ont point abattu, Patriarche au coeur débonnaire, Qui vous fait aimer la vertu ; Et pour consoler ce grand âge, A tous vos plaisirs convié ; Songez que le bonheur du sage, C'est l'amitié.
Source : Gallica

George Gordon Byron Le Pèlerinage de Childe-Harold… (1862)

Espagne, tu verras un déchirant spectacle, Quand le vautour gaulois fendra ton ciel si beau, Précipitant tes fils par milliers au tombeau !
Tomberont-ils, le fier, l'adolescent, le brave, Pour nourrir de leurs chefs l'obèse ambition ? De la difficulté leur désespoir s'aggrave : Point de milieu, la mort ou la soumission. Serait-ce donc l'arrêt du ciel inexorable, Et n'écoute-t-il point l'appel d'un peuple entier? Quoi ! c'est tout ce qu'ont fait la valeur indomptable, Le sang-froid des conseils, le savoir du guerrier, Le feu de la jeunesse, et l'homme au coeur d'acier!
Source : Gallica

George Gordon Byron Le Pèlerinage de Childe-Harold… (1862)

Selon l'éloignement, changeant leurs influences, Astres pleins de lumière, ou plongés dans la nuit. Les uns près du soleil, tels Vénus et Mercure, Sont les séjours bénis, les jardins du bonheur; Et les plus éloignés ont une loi plus dure : Le climat rigoureux, la disette et l'horreur.
O néant de l'orgueil ! O grandeur infinie! Comment l'homme peut-il oublier, dans son coeur, Qu'il n'est qu'une âme en peine, inquiète et bannie, Ignorant son chemin, son but et son auteur ! Qui sait si, pour un temps, dans les mondes de peine, Pour quelque grand péché, Dieu ne nous place pas ?
Source : Gallica

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