François Sugier

Élements biographiques

François Sugier L'enfant de la cabane : graves et plaisants récits de son pélerinage dans la vie (1867)

En arrivant à la chapelle, on secouait la neige des sabots et on entrait en se poussant. Puis on toussait, on se mouchait, on frappait des pieds pour se les échauffer, on faisait un bruit infernal. Mais sitôt que l'abbé Dumas, le fondateur de la chapelle, paraissait au pied de l'autel, on faisait silence absolu, on n'entendait plus rien que quelque éclat de toux à demi étouffé ; les priseurs, en râpant leur prise, ayant bien soin de ne pas faire crier le moulin.
La dernière fois que j'ouïs la messe de minuit à l'église du Trêve, j'eus le plaisir d'y voir Mariette.
Source : Gallica

François Sugier L'enfant de la cabane : graves et plaisants récits de son pélerinage dans la vie (1867)

Voilà pour moi la vie digne d'envie, mon vrai baume, ma panacée. J'ai ri, je crois, en
tombant dans ce monde; j'ai ri au nez de la misère, j'ai ri au nez des sots et des méchants; je ris au nez de ma gastrite; je rirai au nez de la mort, à moins que, comme Robin, elle ne me prenne en traître, en me frappant par derrière.
« Je te le répète, amie, je m'ennuie à mourir à Gray,-et si bientôt vous ne me rappelez, attendez-vous, mes chers tyrans, à me voir rentrer à Dijon en rupture de ban. »
Source : Gallica

François Sugier Courtes observations touchant le plébiscite du 8 mai 1870… (1870)

Avec le suffrage universel, le peuple n'a plus besoin de révolution. Aussi n'en veut-il plus. Voter non, c'est tout bonnement avertir le gouvernement, que la France est lasse de voir ses destinées entre les mains d'un seul homme, qu'elle entend s'appartenir désormais, et qu'aucune guerre ne doit être entreprise, aucun traité fait, aucun impôt établi, aucun emprunt contracté, sans son exprès consentement, exprimé par ses représentants librement élus.
Source : Gallica

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