François Sugier

Mes adieux (1830)

Résumé

François Sugier Mes adieux (1830)

L'entendez-vous cette voix terrible, vils artisans de calomnie? L'entends-tu, toi, tartufe mielleux, qui sous les dehors de l'homme de bien, caches l'ame la plus noire et la plus perfide? et toi, effronté bélître, dont le nom seul fait gémir la vertu? et toi, chef de cabales, fourbe audacieux? et toi, imposteur insigne, lâche instigateur de diffamation? et toi, ignare Jocrisse, mannequin hideux? et toi, dégoûtant rebut de la lie des hommes, ignoble instrument de tous les complots?
Source : Gallica

François Sugier Mes adieux (1830)

Mes ennemis devaient me le prouver.
Pauffert, battu en dernier ressort, proclama partout que ses prétendus amis l'avaient rendu victime de leur animosité contre moi. Il fit plus, il écrivit une lettre dans laquelle il déclarait qu'ils lui avaient fait soutenir le procès contre son gré, que tout ce qui avait été dit et écrit de calomnieux contre moi; l'avait été par ses prétendus amis, sans son aveu, et qu'ainsi ils l'avaient sacrifié pour avoir occasion d'exercer leur haine contre moi.
Source : Gallica

François Sugier Mes adieux (1830)

Un jour un de ces amis de Pauffert m'aborda, et me témoigna quelque repentir de sa conduite. J'eus la simplicité de croire à ce repentir, et, dans l'effusion de mon coeur, j'allai chercher la lettre, que je lui remis en disant : tenez, pour toute vengeance je vous livre cet écrit accusateur ; il ne faut pas garder du poison chez soi.
Ce trait de générosité était fait pour toucher le coeur d'un tigre. Eh bien! quinze jours après, cet homme imagina et répandit contre moi la plus monstrueuse calomnie.... Je le déclare avec amertume, un assassin me paraîtrait moins atroce. Je reviens.
Source : Gallica

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