Samuel-Henry Berthoud

Résumé

Samuel-Henry Berthoud Le fils du rabbin. Tome 2 (1844)

On ne vit plus que par elle et que pour elle; le temps et l'absence, loin d'affaiblir l'amour qu'on lui a voué, ne font que tripler sa force et son dévouement. Jugez-en, Cynthia, puisqu'en assimilant la tendresse d'Isabelle à une passion vulgaire, vous avez blessé mon coeur et appelé la rougeur sur mon front. Oui, voyez-vous, cara donna, j'ai retrouvé, dans cette affection sainte, la candeur et la vivacité des émotions de mon adolescence. Comme les charbons ardents du prophète Isaïe, cette flamme sainte a purifié mon coeur et mes lèvres.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Le fils du rabbin. Tome 2 (1844)

Isabelle l'avait aperçu. Défaillante, elle leva les yeux au ciel, agita, en signe d'adieu, le mouchoir qu'elle tenait à la main et disparut.
— Vous le voyez, murmura David en revenant près de Cynthia, les douleurs que vous éprouvez sont les miennes. Moi aussi j'ai au coeur un amour qui ne saurait s'en
effacer Moins heureux que vous, moi,
je suis coupable.
Un sourire sinistre entrouvrit les lèvres de Cynthia.
— Votre châtiment, dit-elle, est proportionné à votre faute. Vous ne pouvez pas mourir, vous : des devoirs saints vous retiennent à la vie; vous avez un enfant et une famille.
Source : Gallica

Samuel-Henry Berthoud Le fils du rabbin. Tome 2 (1844)

Noémi était une fille obéissante et pieuse, qui ne m'a causé qu'un seul chagrin durant tout le cours de sa vie... Et ce chagrin m'a frappé le jour de sa mort.
— Je tâcherai de la remplacer près de vous; peut-être mes respects et ma tendresse adouciront-ils un peu votre douleur.
Un sourire plein d'amertume contracta les lèvres de Sarah.
— Je vous sais gré de vos bonnes intentions, dit-elle; mais hélas! rien ne remplace une fille, et rien ne console de sa perte !
— Nous pleurerons ensemble, Noémi, répliqua Isabelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature