Samuel-Henry Berthoud, Le fils du rabbin. Tome 2 (1844)
“ On ne vit plus que par elle et que pour elle; le temps et l'absence, loin d'affaiblir l'amour qu'on lui a voué, ne font que tripler sa force et son dévouement. Jugez-en, Cynthia, puisqu'en assimilant la tendresse d'Isabelle à une passion vulgaire, vous avez blessé mon coeur et appelé la rougeur sur mon front. Oui, voyez-vous, cara donna, j'ai retrouvé, dans cette affection sainte, la candeur et la vivacité des émotions de mon adolescence. Comme les charbons ardents du prophète Isaïe, cette flamme sainte a purifié mon coeur et mes lèvres. ”
