Émile Coquatrix

Résumé

Émile Coquatrix Napoléon : au profit des pauvres (1867)

La Gloire se fatigue à consteller leurs œuvres, Et malgré le secours de ses deux ailes d'or Peut à peine les suivre en leur rapide essor, Tant ils atteignent vite, en dépit de leurs fautes, Portés par la Victoire, aux cîmes les plus hautes!
IV.
Leur vie est, pour leur siècle, un éblouissement ; Et quand Dieu les rappelle, il semble, en ce moment,
Tant d'occuper l'histoire ils avaient l'âme avide, Que dans le monde en deuil il se fait un grand vide.
Source : Gallica

Émile Coquatrix Napoléon : au profit des pauvres (1867)

J'ai beau des temps passés soulever les linceuls ; Charlemagne, Alexandre et César sont les seuls Dont la splendeur, malgré son auréole ancienne, Me paraisse pouvoir briller près de la sienne.
Peut-être avant les temps par Homère chantés, Ceux mêmes qu'avant lui Moïse a racontés, Des peuples ont vécu, sur ce globe où nous sommes, Avec des Empereurs qui furent plus grands hommes Et marchant dans la gloire ont fait de plus grands pas !
C'est possible, cherchez, je ne m'en mêle pas.
XXXI
Dieu seul qui l'a créé connaît l'âge du monde.
Source : Gallica

Émile Coquatrix Napoléon : au profit des pauvres (1867)

Tous les mondes créés se meuvent sous sa main Et dirigés par lui poursuivent leur chemin.
Quand les obscurités deviennent trop profondes, Il lui plaît quelquefois d'illuminer ces mondes, Et tout à coup, alors, surgissent radieux Le grand Homme, sur terre, et la Comète aux cieux.
III.
A ces hommes choisis, lorsque Dieu donne une âme, Il leur met dans le cœur un rayon de sa flamme, Et les pousse en avant avec la volonté De se frayer la route à l'Immortalité !
Source : Gallica

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