Résumé

Portrait de André Léo André Léo Almanach de la coopération pour 1869

C’est pour l’ordre, à la plus grande gloire de Dieu, que l’on tue, que l’on pille, que l’on viole ses serments ; car l’utile, c’est naturellement l’injuste, puisque l’ordre c’est le privilége.
Dans le droit issu de l’être humain, au contraire, point de sujétion qui ne soit désordre ; point d’injustice qui ne soit crime ; point de compression qui ne blesse tout le corps social. L’ordre véritable est dans l’harmonie produite par le libre développement de tous. Il doute de la liberté celui qui ne voit pas en elle la famille régénérée, et la maternité ennoblie.
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Portrait de André Léo André Léo Almanach de la coopération pour 1869

Faute de comprendre ce principe, qui pourtant est la base de leurs réclamations, la seule assise inébranlable de la démocratie, certains démocrates ne veulent voir dans la femme qu’une mère, c’est-à-dire un agent social ; ils écartent pour la femme l’autonomie individuelle qu’ils réclament pour eux-mêmes ; et supprimant d’un trait, en même temps que sa liberté, la plus grande part de sa vie : la première jeunesse, l’âge mûr, la vieillesse, — ils font, des années que dure la tâche maternelle, le point unique de la destinée de cet être humain et le seul but de toute son activité.
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