Résumé

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier Mémoire sur l'hygiène des hôpitaux de femmes en couches (1864)

C'est en vain que pour expliquer la mortalité de la Maternité et des hôpitaux de femmes en couches, on a dit que la population qui vient y demander asile est épuisée par la misère, que les femmes mariées y sont tourmentées par le regret de quitter leur ménage et leur famille, les filles-mères, par le chagrin que leur cause leur triste position et la crainte de ne pas pouvoir élever leur enfant.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier Mémoire sur l'hygiène des hôpitaux de femmes en couches (1864)

Je ferai remarquer d'abord que la même chambre contiendra une femme enceinte, une femme accouchée et un enfant nouveau-né; si l'on y ajoute la visite du médecin, les allées et venues de la surveillante et des infirmières, la vue sur une çour commune, l'ennui n'est plus à craindre. D'ailleurs les accouchées de la classe pauvre, celles du bureau de bienfaisance, sont exposées à un isolement plus absolu dans leur domicile; elles n'y reçoivent que par hasard la visite d'une voisine et restent seules des journées entières quand leur mari est à l'ouvrage.
Source : Gallica

Portrait de Étienne Tarnier Étienne Tarnier Mémoire sur l'hygiène des hôpitaux de femmes en couches (1864)

Réunir plusieurs femmes en couches, c'est créer un danger imminent; n'en avons-nous pas un exemple frappant à l'hôpital Lariboisière?—Tout a été fait pour le bien-être des malades : salles vastes, largement aérées, murs peints à ., l'huile ou recouverts de stuc, lits espacés : rien n'a été négligé. On peut dire qu'il y a du luxe dans cet hôpital, mais on a commis la faute capitale de mettre dans la même salle vingt-huit femmes en couches, et la mortalité y est aussi considérable qu'à la Maternité ou à l'hôpital des Cliniques.
Source : Gallica

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