Résumé

Portrait de André Léo André Léo La Femme et les mœurs

L’indépendance religieuse, morale et économique de la femme est, qu’on le voie ou non, le nœud d’une situation, dont le mot actuel est liberté. Par cette profonde question des mœurs, le sort de la femme contient la naissance, la vie — souvent la mort — de l’être humain. Jamais la semence donna-t-elle un fruit différent de sa propre espèce ? Jamais non plus le despotisme demeuré dans la famille ne permettra la liberté dans l’État. Jamais, au sein d’une société à base hiérarchique, l’égalité, c’est-à-dire la justice, ne cessera d’être immolée.
Source : Wikisource

Portrait de André Léo André Léo La Femme et les mœurs

La science pour la femme serait un poison.
La démocratie croit à l’association comme à l’antidote naturel de la concurrence et de la hiérarchie. Elle croit par conséquent à l’accord des intérêts, à l’unité de vues, au libre groupement par l’affinité, par l’amour. Sans la possibilité de l’association, en effet, c’est-à-dire de l’entente et de la paix entre égaux, la démocratie est une folle prétention, un rêve, et le monde n’a plus qu’à se réfugier dans la monarchie, sous l’égide des sauveurs de la société.
Source : Wikisource

Portrait de André Léo André Léo La Femme et les mœurs

Ce fut au nom de l’ordre aussi qu’un législateur éperonné discuta en France, au xixe siècle, l’utilité de la polygamie, ravit à la femme toute dignité, à la mère tout droit, et punit l’enfant illégitime de la faute du père. L’ordre dans sa vieille signification, n’a jamais été que le silence des opprimés, c’est à dire l’hypocrisie du désordre. L’ordre véritable, c’est le monde que nous cherchons. Il est dans la réalisation complète des trois grands termes : liberté, égalité, fraternité, et non dans les voies du despotisme.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature