Résumé

Auguste Boutin Pensées, par Auguste Boutin, avec préface de M. André Lebey (1924)

Nous verrons la terre lointaine et petite emporter l'humanité folle dans un tourbillon fou. Alors nous concevrons nettement le néant de nos vanités.
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On ne croit que ce dont on n'est pas certain. On dit : Je crois en Dieu. On ne dit pas : Je crois que deux et deux font quatre.
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Dieu est une supposition du passé dont la science moderne démontre l'inanité.
76
Si Dieu se confond avec l'univers, il n'est pas. S'il ne se confond pas avec l'univers, il ne peut être situé, pas môme pensé.
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Dieu n'est que la personnification de l'ombre portée par l'homme sur l'infini néant.
Source : Gallica

Auguste Boutin Pensées, par Auguste Boutin, avec préface de M. André Lebey (1924)

C'est la Liberté qui détient l'avenir de l'espèce humaine dont la grandeur périt avec elle. Rendre au sentiment religieux la même liberté qu'à la Raison, en dehors des dogmes et au-dessus d'eux, voilà, peut-être, une des tâches du siècle où nous vivons, car les religions qui tendent à leur décadence, et même
l'ont commencée, nuisent toujours à la véritable et naturelle morale, en elle-même d'un ordre supérieur à leurs calculs.
Source : Gallica

Auguste Boutin Pensées, par Auguste Boutin, avec préface de M. André Lebey (1924)

Il est faux que, comme le prétend Nietzsche, l'univers soit un éternel recommencement. La matière illimitée remplit l'espace illimité; le nombre infini des combinaisons remplit l'infini du temps.
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C'est de vérité que notre esprit a soif; c'est de mensonge que notre cœur a besoin.
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Une illusion ou un mensonge font plus pour notre bonheur que mille vérités. Il y a cent fois plus de joie dans les Contes de Perrault que dans un traité de géométrie.
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Il semble que l'on soit beaucoup plus près de la vérité en disant du mal de l'humanité qu'en en disant du bien.
Source : Gallica

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