Résumé

Aristocratie et démocratie (1861)

Pour le plus grand nombre la démocratie est un principe, mais un de ces principes tellement généraux, que la formule seule en est claire et que les applications restent enveloppées dans la vapeur d'un lointain indiscernable. Il n'y a là de distinct que ce que l'amour-propre désigne et met en relief, c'est-àdire le plaisir d'imaginer qu'on est l'égal de tous et d'abolir au moins dans le discours toute supériorité incommode.
Source : Gallica

Aristocratie et démocratie (1861)

Chacun de nous ne mesure-t-il pas dans des proportions très-diverses l'estime qu'il accorde à ses semblables? N'établissons-nous pas chacun dans notre pensée une hiérarchie sur les degrés très-nombreux de laquelle nous distribuons les divers individus que nous connaissons? Quelle distance ne mettons-nous pas entre celui qui nous parait doué du plus beau génie et de la plus haute vertu, et celui en qui nous voyons notre commune nature le plus dégradée et le plus corrompue?
Source : Gallica

Aristocratie et démocratie (1861)

Non moins redoutable que le brigand qui parcourt le désert, il n'en a pas la fierté, le courage et cette énergie native et indomptée qui s'empreint d'une poésie sauvage. Il est dégradé, il est bas, trivial et contrefait, il est rampant et envieux sous le joug, et sitôt qu'il est déchaîné il se montre féroce et implacable. Privé de sentiments nobles, délicats et généreux, il n'est bon qu'à obéir à un maître et à accomplir sous l'aiguillon de la nécessité les travaux matériels que la vie sociale exige.
Source : Gallica

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