Résumé

Edmond de Floirac Avenir et fusion des partis. [Signé… (1848)

Les partis doivent créer le nombre ; ils le peuvent toujours; un parti est bien moins une association qu'une armée, une armée composée de chefs, et de soldats ignorants suivant avec l'aveuglement de la passion l'impulsion donnée en haut. Aussi serait-il plus vrai de ne compter dans le parti que la petite cohorte des hommes qui en dirigent l'action. Les autres, c'est l'armée; l'armée qui se bat, au nom d'une illusion, d'une chimère, d'un intérêt généralement irréalisable, et qui trouve dans ces déceptions continuelles la justification de son inconstance et de sa mobilité.
Source : Gallica

Edmond de Floirac Avenir et fusion des partis. [Signé… (1848)

Il faut une raison d'être à toute puissance qui s'élève, une base à tout monument. Le règne de toutes les aristocraties dans le monde n'a jamais été un effet sans cause ; dans les temps féodaux de notre histoire, l'aristocratie française avait seule la suprême intelligence de la guerre, cette science capitale de l'époque; l'aristocratie vénitienne l'emportait par la science du commerce et du gouvernement; l'aristocratie romaine luttait contre la démocratie par le patronage, c'est-à-dire au moyen de sa supériorité intellectuelle sur la majeure partie de la classe qu'elle combattait.
Source : Gallica

Edmond de Floirac Avenir et fusion des partis. [Signé… (1848)

Ce n'est pas depuis hier que les édifices ont été ébranlés, c'est depuis le commencement de votre travail ; et quand les vieilles tours chancellent sur leurs bases, quand les vieux donjons minés s'inclinent, du haut des cieux, pour vous abîmer sous leurs ruines, qui que vous soyez, homme de la bourgeoisie, homme de l'ancienne aristocratie, homme de la république, homme de la monarchie, ne vous dérobez pas à cette poussière qui veut vous engloutir, car ce n'est pas depuis hier que vous travaillez à ces ruines, c'est depuis un demi-siècle.
Source : Gallica

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