Anna Lampérière

Résumé

Anna Lampérière La Femme en France

Mais tant qu’elle reste mariée, il est de sa dignité même de fier à son mari le gouvernement de leurs intérêts communs. Je n’insiste pas : toutes les femmes pour qui le mariage est chose respectée seront de cet avis.
Nos sceptiques vont rire : le mariage respecté ! Où prenez-vous cela ? — Et les féministes, dans ce concert, tiendront une note qui n’est pas la moins aigüe. C’est que tout est là, en effet : tout est dans l’idée qu’ont les femmes du mariage et de la famille ; cette idée généralement est fausse, — et mauvaises, par conséquent, sont les mœurs qui en résultent.
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Anna Lampérière La Femme en France

C’est d’ailleurs une souveraine injustice de nier le travail qui s’accomplit en France à mesure que les femmes, cessant de compter sur leurs moyens de séduction, s’attachent à travailler sérieusement pour se faire une carrière : et celles qui, sans bruit, avec résolution, l’ont entrepris, peuvent témoigner la vérité ; à mérite égal, dans notre société pourtant tiraillée entre les excès du féminisme et les souvenirs gouailleurs de la dite galanterie, une femme est écoutée avec plus de considération qu’un homme.
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Anna Lampérière La Femme en France

Si la notion vraie de la maternité, de l’œuvre de famille, était établie en cette société qui soufre, biens des maux en seraient chassés, pour les femmes comme pour les hommes. Si la femme qui donne sa parole pour un mariage savait comprendre la gravité de la décision qu’elle prend : si elle se rendait compte de la solidarité qu’elle accepte, — solidarité d’époux à épouse, de père et de mère à enfants, d’ascendants à descendants
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