Arthur Chuquet

Résumé

Arthur Chuquet J.-J. Rousseau

Mais Genève est une petite ville où chacun travaille et vit avec parcimonie ; Genève a des plaisirs innocents qui conviennent aux mœurs républicaines, ses cercles et ses coteries où les deux sexes ne se rassemblent pas ; Genève garde son antique rudesse et l’on n’y connaît guère le vice et l’oisiveté. Un théâtre genevois serait donc une périlleuse innovation, et les habitants y perdraient leur temps, leur argent, leur vertu : plus de cercles ; les deux sexes journellement mêlés, se parant de leur mieux, s’offrant en montre dans des loges comme sur le devant d’une boutique
Source : Wikisource

Arthur Chuquet J.-J. Rousseau

Selon Rousseau, le théâtre est inutile ; on croit s’y réunir, et c’est là que chacun s’isole, oubliant ses amis et ses proches pour s’intéresser à des fables ; les Romains, disait un barbare à qui l’on vantait le cirque, n’ont-ils ni femmes ni enfants ?
Le théâtre ne change pas les sentiments et les mœurs ; il les suit et les embellit, puisque l’auteur qui désire le succès flatte le goût général et prend pour thèse : à Londres la haine des Français, à Tunis la piraterie, à Messine une vengeance savoureuse et à Goa un autodafé de juifs.
Source : Wikisource

Arthur Chuquet J.-J. Rousseau

Il cherche la cause de cette décadence du théâtre et la trouve dans l’ascendant des femmes, dans la gynécocratie : les femmes régnent partout ; sur la scène, elles apprennent tout aux hommes et les écrasent de leurs propres talents ; dans le monde, celle qu’on estime le plus est celle qui a le verbe le plus haut, qui donne le ton, prononce, tranche sans rien savoir. Et ici reparaît le Rousseau qui fait avec une rare noblesse la leçon à son siècle. Pas de bonnes mœurs pour les femmes hors d’une existence retirée et recueillie
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature