Résumé

Théophile Dufour Le Testament de Jean-Jacques Rousseau

Dans son dispositif, comme dans sa rédaction, le testament du philosophe, semblable à sa vie, est d’une simplicité qu’il a voulue : il s’applique à ne dire que le strict nécessaire, sans phrases superflues. Mais comme son infirmité lui causait de continuels soucis, il a profité de l’occasion pour exposer le résultat de ses observations personnelles, avec plus de détails et de précisions que dans ses Confessions et sa correspondance.
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Théophile Dufour Le Testament de Jean-Jacques Rousseau

« Vous les craignez [les gens de loi] pour votre petite succession : je crois que si vous faites un testament laissant à Mlle Le Vasseur ce que vous avez, la justice ne mettroit point de scellé. Le cas, si je ne me trompe, est arrivé à la mort d’une dame angloise à Couvet. J’écris par ce courrier à Mr Rougement [14] , conseiller d’État, honnête homme, qui, je m’assure, sera bien aise de vous rendre service, ou, pour me mieux exprimer, [de] mettre Mlle Le Vasseur à l’abri de vexations de ce qu’on appelle la justice [15] . »
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Théophile Dufour Le Testament de Jean-Jacques Rousseau

Sensible à cette nouvelle démarche du gouverneur de la principauté de Neuchâtel, Rousseau le remercie en ces termes : « Je suis touché de ce que vous avez écrit à M. le conseiller Rougemont au sujet de mon testament. Je compte, si je me remets un peu, l’aller voir cet été à Saint-Aubin, pour en conférer avec lui [16] . »
Dans la correspondance imprimée, il existe une lettre adressée à M. Martinet, châtelain du Val-de-Travers. Jean-Jacques y déclare qu’il part « pour la patrie des âmes justes » et qu’il laisse « en toute confiance » Thérèse sous la protection de ce magistrat.
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