Résumé

Xavier Pradel Amour et onanisme : quelques considérations sur l'hygiène de la jeunesse (1875)

Donc l'amour ne perfectionne pas toujours les amants.
Nul pinceau ne pourrait saisir et rendre l'amour, nul langage ne peut le suivre dans son dédale infini ; passion à la forme changeante, aux couleurs indécises, plus capricieuse que Protée, belle et suave comme le ciel et mauvaise comme l'enfer ; à elle appartiennent les dévouements sans bornes et l'égoïsme le plus avide ; elle immole tout à l'objet aimé, fait pour lui les sacrifices les plus sublimes, et, d'autres fois, elle s'en sert comme d'un jouet pour ses caprices et pour ses jouissances.
Source : Gallica

Xavier Pradel Amour et onanisme : quelques considérations sur l'hygiène de la jeunesse (1875)

Les désordres produits par cette passion sont incalculables, les maladies dont elle est la source sont affreuses, et, leurs suites, sont effrayantes. Là, une
fièvre lente et mortelle dévore en peu de temps la jeunesse et la beauté qu'elle conduit insensiblement au tombeau ; ici, la maladie se déclare avec une sorte de fureur, et fait en un moment de la personne la plus sage l'être le plus immoral. Il n'est pas permis à la faiblesse de l'esprit humain de pénétrer ce problème. Ce n'est donc pas sans raison que l'on a peint l'amour avec un bandeau.
Source : Gallica

Xavier Pradel Amour et onanisme : quelques considérations sur l'hygiène de la jeunesse (1875)

L'amour est l'occupation des gens désœuvrés, la maladie des âmes oisives, un caprice de quelques jours, une froide habitude, une fantaisie romanesque, un goût suivi d'un prompt dégoût. Voilà ce qu'on a pensé, ce que probablement bien des gens pensent encore, ce qu'on a dit généralement, et ce qu'on dira peut-être toujours de l'amour.
L'amour est aux yeux du plus grand nombre une passion nécessaire, sans laquelle le genre humain, se dépeuplant de jour en jour, retomberait dans le néant.
Source : Gallica

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