Xavier Pradel, Amour et onanisme : quelques considérations sur l'hygiène de la jeunesse (1875)
“ Donc l'amour ne perfectionne pas toujours les amants. Nul pinceau ne pourrait saisir et rendre l'amour, nul langage ne peut le suivre dans son dédale infini ; passion à la forme changeante, aux couleurs indécises, plus capricieuse que Protée, belle et suave comme le ciel et mauvaise comme l'enfer ; à elle appartiennent les dévouements sans bornes et l'égoïsme le plus avide ; elle immole tout à l'objet aimé, fait pour lui les sacrifices les plus sublimes, et, d'autres fois, elle s'en sert comme d'un jouet pour ses caprices et pour ses jouissances. ”
