“ Père, plût à Dieu que ma mère m’eût étouffée en naissant ! Tu sais toi-même si nos plaintes sont justes. Ce que je te dis, tu le vois tous les jours. Mais notre plus grand malheur, tu ne saurais le connaître. Il est triste pour la pauvre Indienne de servir son mari comme une esclave, aux champs accablée de sueurs, et au logis privée de repos ; mais il est affreux de le voir, au bout de vingt ans, prendre une autre femme plus jeune, qui n’a point de jugement. Il s’attache à elle. Elle nous frappe, elle frappe nos enfants, elle nous commande, elle nous traite comme ses servantes ”
Denis Diderot
Résumé
“Sur les femmes”, est une œuvre de Denis Diderot. Des thèmes tels que les femmes, l'Indienne ou malaise y sont abordés.
Citations de Sur les femmes (Denis Diderot)
“ Jamais un homme ne s’est assis, à Delphes, sur le sacre trépied. Le rôle de Pythie ne convient qu’à une femme. Il n’y a qu’une tête de femme qui puisse s’exalter au point de pressentir sérieusement l’approche d’un dieu, de s’agiter, de s’écheveler, d’écumer, de s’écrier : Je le sens, je sens, le voilà, le dieu, et d’en trouver le vrai discours. ”
“ Où il y a un mur d’airain pour nous, il n’y a souvent qu’une toile d’araignée pour elles. On a demandé si les femmes étaient faites pour l’amitié. Il y a des femmes qui sont hommes, et des hommes qui sont femmes ; et j’avoue que je ne ferai jamais mon ami d’un homme-femme. Si nous avons plus de raison que les femmes, elles ont bien plus d’instinct que nous. La seule chose qu’on leur ait apprise, c’est à bien porter la feuille de figuier qu’elles ont reçue de leur première aïeule. ”
