Résumé

Portrait de Platon Platon Hippias Majeur (Sur le Beau)

Mais le beau en soi qui orne toutes les autres choses et les fait paraître belles, quand cette forme s’y est ajoutée, crois-tu encore que ce soit une vierge, ou une cavale, ou une lyre ?
HIPPIAS
Eh bien, Socrate, si c’est cela qu’il cherche, rien n’est plus facile que de lui indiquer ce qu’est le beau, qui pare tout le reste et le fait paraître beau en s’y ajoutant. Ton homme, à ce que je vois, est un pauvre d’esprit et qui n’entend rien aux belles choses. Tu n’as qu’à lui répondre que ce beau sur lequel il t’interroge n’est pas autre chose que l’or.
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Portrait de Platon Platon Hippias Majeur (Sur le Beau)

SOCRATE
« C’est donc, continuera-t-il, pour un autre motif que parce qu’ils sont des plaisirs que vous avez choisi ces deux-là parmi les autres ; vous voyez en eux quelque caractère qui les distingue des autres et c’est en considérant cette différence que vous les appelez beaux ; car, sans doute, ce n’est point parce qu’il vient de la vue que le plaisir de la vue est beau ; si c’était là la cause de sa beauté, l’autre, celui de l’ouïe, ne serait pas beau. Ce n’est donc pas parce qu’il vient de la vue qu’un plaisir est beau. » Dirons-nous qu’il a raison ?
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Portrait de Platon Platon Hippias Majeur (Sur le Beau)

SOCRATE
Alors la puissance est une belle chose et l’impuissance est laide ?
HIPPIAS
Très certainement. Entre autres choses qui témoignent, Socrate, en faveur de notre opinion, nous avons la politique ; car il n’y a rien de plus beau que d’exercer la puissance politique dans son pays et rien de plus laid que d’y être sans autorité.
SOCRATE
C’est bien dit. Alors, au nom des dieux, Hippias, la science, par cette raison, est aussi la plus belle chose du monde, et l’ignorance la plus laide ?
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