Résumé

Beaux-Arts

C’est qu’une pareille analyse peut tout au plus vous montrer les ressorts d’une certaine opération de l’âme, mais elle ne vous donne ni la connaissance ni le sentiment du beau. La décomposition savante d’une conception ou d’une impression n’a jamais formé ni les artistes ni les connaisseurs ; ils ont cette bonne fortune, que le beau, pour être exprimé ou senti, n’a pas besoin d’être défini. Chacun a un sens intime pour juger les œuvres d’art, comme des yeux pour les regarder ; mais si ce sens perçoit mal, les lunettes de la psychologie n’y feront rien.
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Le modèle et l’artiste peuvent être doués de l’originalité, ce mérite que les anciens évitaient avec soin. À côté de la vérité philosophique et générale se place la vérité particulière et historique. Toutes deux se valent, toutes deux révèlent l’homme à lui-même ; elles sont, pour ainsi dire, les deux moitiés du vrai humain. C’est ce qu’indique M. de Mercey quand il fait remarquer que « la beauté de la forme est peut-être immuable, mais que la beauté d’expression est mobile. » Puisque dans l’art rien ne saurait être ni fini ni infini, laissons-lui l’indéfini.
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La perfection est là ou sera là, il répond que la perfection n’est pas encore atteinte, et qu’elle ne le sera jamais. Sans doute la perfection ne sera jamais atteinte, car la perfection, au sens philosophique, c’est l’excellent, l’éternel, l’infini
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