Résumé

Portrait de William Morris William Morris La vie où la mort de l'art

Et cependant, je dois assurer ici et partout que l'art est nécessaire à l'homme sous peine de tomber plus bas que les brutes. C'est la domination de la bourgeoisie, de la classe moyenne, qui nous a amenés à ce point dernier que tout ce qui reste d'art (quel qu'en puisse être le mérite) est considéré comme une amusette pour la riche, tandis que pour l'ouvrier, il n'y a point d'art, ni dans son travail ni dans sa demeure ; c'est-à-dire que les ouvriers sont condamnés par le capitalisme à vivre sans le plaisir nécessaire à l'humanité.
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Il faudrait excéder les limites d'un article de journal pour montrer à quel point l'ouvrier est éloigné d'avoir une part quelconque, si petite qu'elle soit, dans l'art, quand il est au travail ; mais ceux qui aiment les ouvriers, du moins, savent tout ce qui en est ; car ceux-là mêmes qui sont occupés à fabriquer les denrées que, dans le damné argot de ce qui prétend être une civilisation, on appelle des « objets d'art », doivent travailler toujours comme des machines ou comme des esclaves des machines.
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D'autre part, il est aussi nécessaire à l'existence d'un art qu'à d'autres égards au bien-être des hommes, que l'ouvrier ait de nouveau la direction de ses matières premières, de ses outils et de son temps : seulement cette direction ne doit plus être celle de l'ouvrier individuel, comme au Moyen-Age, mais celle de tout l'ensemble des ouvriers.
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