Résumé

Réflexions d'un ouvrier tailleur sur la misère des ouvriers en général…

Qu'il nous arrive ce jour-là le plus léger écart, ceux qui ne se refusent aucune jouissance, qui passent leur vie dans les fêtes et dans le libertinage du bon ton ne manquent pas de nous accuser de dissipation et de débauche, nous qui n'avons jamais connu les douceurs de la vie domestique, nous qui sommes condamnés, soit à vivre dans un célibat monotone et désespérant, soit à élever nos enfants dans la plus affreuse misère !
Source : Gallica

Réflexions d'un ouvrier tailleur sur la misère des ouvriers en général…

Nous travaillons 14 et 18 heures par jour, dans l'attitude la plus pénible ; notre corps se déforme et se casse ; nos membres s'engourdissent et perdent leur agilité, leur vigueur; notre santé se ruine, et nous ne quittons l'atelier que pour entrer à l'hôpital. Comment consacrer quelques heures de la vie à notre instruction ? Comment exercer notre intelligence, éclairer notre esprit, adoucir nos moeurs?
Source : Gallica

Réflexions d'un ouvrier tailleur sur la misère des ouvriers en général…

Le plaisir! mais nous ne sommes pas des hommes comme les autres ; travailler , toujours travailler, toujours produire sans jouir de rien, sans posséder seulement le nécessaire ! Notre salaire , insuffisant déja pour le célibataire, ne peut nourrir une famille ; des alimens grossiers et malsains, des vêtemens incommodes, des guenilles , c'est tout ce qu'il peut nous procurer. Aussi le moindre accident qui vient occasionner une dépense imprévue ou suspendre notre travail, menace bientôt notre existence.
Source : Gallica

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