Résumé

Le "Courrier français" aux ouvriers

Déjà, plus d'une fois, nous nous sommes attachés à combattre ces tristes sophismes des adversaires de l'école libérale ; plus d'une fois nous avons prouvé à nos antagonistes, que les souffrances des classes laborieuses proviennent, non point, comme ils le pensent, de la liberté du travail, de la libre concurrence, mais des entraves de toute nature apportées à cette liberté féconde ; nous leur avons prouvé que la liberté n'engendre ni l'inégalité ni l'anarchie, mais qu'elle amène à sa suite, comme des conséquences inévitables, l'égalité et la fraternité.
Source : Gallica

Le "Courrier français" aux ouvriers

Dans les campagnes, les ouvriers, ignorant ce qui se passe au delà du cercle resserré où s'écoule leur existence, se trouvent presque toujours à la merci du fermier, lequel, à son tour, est à la discrétion du propriétaire. Le salaire accordé au journalier n'est pas et ne peut pas être librement débattu, car l'ouvrier; vivant au jour le jour, ne sait point, ou du moins ne sait que fort rarement où il pourrait se procurer immédiatement du travail, si le fermier, pour lequel il a coutume de travailler, refusait de l'employer.
Source : Gallica

Le "Courrier français" aux ouvriers

Si les prix du travail dans les différentes contrées du globe étaient partout parfaitement connus des ouvriers, les salaires seraient donc régularisés, en ce sens que la même quantité de travail finirait par se payer partout à peu près au même taux.
Naturellement, ce taux serait celui des salaires actuels dans les pays où les travailleurs sont rares, car la terre ne manque pas à l'homme. Pendant long-temps, toujours peut-être, il y aura dans le monde plus de terres à cultiver que l'humanité n'en aura besoin pour subvenir à sa subsistance.
Source : Gallica

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