Auguste Nougarède de Fayet

Résumé

Auguste Nougarède de Fayet Questions économiques et sociales… (1849)

Tous ces hommes sont des salariés, et sans doute on ne voudra pas soutenir qu'ils aient à un moindre degré que les ouvriers des manufactures la conscience de leur dignité.
Là où est la véritable humiliation, c'est à ne pas se suffire à soi-même quand on le peut, a vouloir puiser, sans y contribuer en rien, dans le trésor de tous, à vouloir vivre du travail et des sueurs d'autrui. C'est là ce que la société doit flétrir et ce qu'elle flétrit en effet de tout son pouvoir.
Source : Gallica

Auguste Nougarède de Fayet Questions économiques et sociales… (1849)

Il essaierait de prendre tout d'un coup ce qui se trouve ainsi paye en détail : or, le riche, ainsi poursuivi et expose à l'inquisition et à l'arbitraire, dissimulerait sa fortune, il s'efforcerait d'échapper à la contrainte exercée à son égard, il n'oserait même plus dépenser ce qui lui resterait, et ainsi se trouverait arrêtée dans sa source cette circulation d'argent qui porte partout la vie et la fécondation. L'impôt progressif est ce que l'on peut imaginer de mieux pour faire sortir de France les capitaux français, et en exclure les capitaux étrangers.
Source : Gallica

Auguste Nougarède de Fayet Questions économiques et sociales… (1849)

Ce n'est pas un sentiment de justice qui pousse à ces attaques contre les oisifs, c'est un sentiment de jalousie : les courtisans du peuple excitent en lui ce sentiment, ils l'animent contre toute inégalité ; et cependant l'inégalité est dans la nature des choses, elle est l'oeuvre du Créateur : si, ce qui est impossible, on parvenait un instant à établir l'égalité absolue, elle serait détruite le moment d'après.
Source : Gallica

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